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    Fiona de Vaasie

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    Tarsiz

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    Fiona de Vaasie

    Message par Tarsiz le Sam 3 Fév - 23:11



    Image originale par SenRyuji.
    L'image n'a vocation que d'illustrer le background à suivre, le portrait en jeu est l'un de ceux proposés par défaut par NWN.


    Fiona est une femme humaine assez jeune, de taille moyenne et de stature athlétique. Elle a le teint pâle des habitants du nord de Féérune, une crinière sauvage de cheveux bouclés roux comme le feu et le visage constellé de taches de rousseur qui lui donnent un air presque juvénile. Ses yeux d’un bleu de glace lui confèrent un regard intense et difficile à soutenir.

    -

    Née une nuit de Mirtul il y a un peu plus de vingt-huit ans de cela dans une petite ville minière des monts de Galennes, Fiona voit le jour à la frontière entre le royaume de Damarie et les plaines glaciales de Vaasie. Dans cette contrée inhospitalière où rien de bon ne pousse et qu’arpentent encore les horreurs du défunt roi-sorcier Zhengyi de sinistre mémoire, les occupations ne sont pas nombreuses tant ses habitants ne sont préoccupés que par une chose : survivre.

    Fiona apprend à manier les armes, autant par nécessité que pour tromper son ennui. Pour une jeune fille à l’intelligence brillante et l’énergie débordante, les landes de Vaasie n’offrent que peu de distractions. Alors, lorsque le charismatique Alastor "Le Gris" et sa bande d’aventuriers mercenaires, la "Lune Ecarlate" s’arrête dans son village au cours d’une de leurs chevauchées fantastiques, Fiona ne laisse pas passer l’occasion. La troupe trouve en la jeune fille une nouvelle recrue, et elle avec Alastor un mentor… et bien vite un amant.

    -

    Le Vissarion, navire marchand du Téthyr, fend les flots, soulevant des gerbes d’écume blanche de chaque côté de sa proue de forme élancée. Une jeune femme en armure se tient accoudée au bastingage à l’avant du bateau. Ses boucles rousses volettent autour de son visage à chaque bourrasque de vent. Un sourire aux lèvres, elle fixe son regard bleu sur l’archipel qui se dessine à l’horizon. Ses yeux se ferment un instant et des images lui viennent à l’esprit.

    Deux silhouettes armées de bâtons de bois, luttant l’une contre l’autre au creux de la nuit, éclairées par la chiche lumière orangée de deux feux de camp. Une bande d’hommes et de femmes à l’air martial, vêtus de rouge forment un cercle autour des deux combattants. Un vétéran plein d’allure, à la crinière poivre et sel et la barbe bien entretenue, se tient les bras croisés et ne perd pas une miette du spectacle. Le premier lutteur, un colosse torse nu à la musculature impressionnante, a fort à faire pour contenir les assauts de son adversaire, une jeune femme aux cheveux de feu, tout aussi athlétique, vêtue simplement d’une blouse sans manche et d’un pantalon de cuir. Utilisant son arme à deux mains et tirant pleinement parti de sa mobilité supérieure, celle-ci presse son avantage, nullement handicapée par la différence de taille conséquente, et finit par désarmer son opposant, qui s’incline, vaincu. Levant la tête, elle cherche du regard l’homme aux cheveux gris, qui hoche la tête, l’air satisfait.

    Un énorme rocher granitique au milieu d’une clairière couverte de feuilles rousses, entourée d’arbres au feuillage dégarni et de conifères. Une femme à la peau rouge éclatante, aux cheveux d’un blanc immaculé et au front muni de deux petites cornes évolue sur l’impressionnant surplomb haut de plusieurs mètres, le dos presque à l’horizontale. Ses doigts semblent s’accrocher sans peine aux anfractuosités minuscules de la roche et elle continue son escalade effrayante en paraissant se jouer de la gravité. Ses muscles puissants se contractent sous l’effort mais la grimpeuse poursuit son ascension avec une grâce aérienne. En contrebas, une troupe retient son souffle et la suit des yeux, puis applaudit à tout rompre lorsqu’elle atteint le sommet.
    Une femme aux yeux bleu et à la chevelure rousse, vêtue de rouge, s’approche de la tieffeline redescendue à terre, le regard admiratif mêlé de curiosité.
    "Pourquoi es-tu grimpée en haut de ce rocher ?"
    L’autre semble perplexe, puis hausse les épaules. "Parce qu’il est là."

    Une plaine entre deux forêts, couverte de neige, soumise à une brise légère. Une bande hétéroclite d’hommes et de femmes vêtus de rouge sortie des frondaisons du bois avance en rythme. De l’autre côté, une armée imposante de cavaliers aux armures étincelantes, oriflammes blanches ornées de dragons pourpres flottant au vent, semble patiemment attendre. L’ordre est donné, et les deux troupes chargent l’une vers l’autre. Le choc est violent, rapide. Une femme au gambison écarlate coiffée d’un heaume d’argent surmonté d’une fière gerbe de plumes du même incarnat sème la mort parmi les chevaliers en pourpre. Virevoltant sur son cheval blanc, elle distribue inlassablement des coups de sa grande épée. Malgré les exploits de la guerrière, la troupe vermeille est surclassée : un par un, ses compagnons succombent et elle finit, elle aussi, par être submergée par l’adversaire.

    Une geôle sombre et humide, munie d’une paillasse pour tout mobilier. Une femme vêtue de haillons y est couchée, les mains derrière la tête, son regard bleu fixés sur le plafond. Ses cheveux roux en bataille sont constellés de taches de sang ; ses bras musclés sont couverts d’ecchymoses. Le silence ambiant n’est rompu que par les pas occasionnels de la sentinelle qui patrouille le couloir. Un bruit sourd retentit soudain, suivi par le son d’un corps qui s’effondre. Les pas se rapprochent, suivis du cliquetis métallique d’une clef qu’on introduit dans une serrure. La grille s’ouvrant dans un vacarme grinçant et la femme baisse les yeux. Dans l’embrasure se tient un jeune chevalier au beau visage dont l’armure dorée se pare d’un tabard blanc sur lequel est brodé un dragon, pourpre et fier. Celui-ci jette son gourdin et tend la main vers la prisonnière.
    "Viens avec moi si tu veux vivre."

    Un pont titanesque surplombant un fleuve rugissant. Dos à dos au centre de l’immense construction, un homme et une femme défendent chèrement leurs vies face à une horde toujours plus nombreuse d’orcs aux peaux verdâtres. Le ballet martial de la guerrière et du chevalier est mortel et leur coordination, évidente. Les cadavres s’entassent autour d’eux, tantôt fauchés par la grande lame de la femme aux cheveux de feu, tantôt transpercés par la fine épée de son jeune compagnon. Le dernier orc est à peine tombé que deux troupes aussi nombreuses approchent de chaque côté du pont. La retraite est coupée. Les deux combattants échangent un regard. Un baiser passionné. Puis, sans un mot, ils se précipitent vers la rambarde de la passerelle et se jettent dans le vide.

    Les quais de la grande cité, de nuit, éclairés par une pleine lune blafarde. Une femme vêtue de rouge essuie lentement le sang collé à la lame de sa grande épée à l’aide de sa cape. D’un geste lent et mesuré, elle pousse du pied dans la mer le cadavre à côté duquel elle se trouve. Trois autres hommes aux armures de cuir, l’entourent, tout à fait morts. Un cinquième respire encore, et se tient à bonne distance, l’air mi- furieux, mi- effrayé.
    "Nous n’oublierons jamais ce que tu viens de faire. Comment espères-tu t’en tirer ?"
    Le regard bleu de la femme, illuminé par la blanche lune, se tourne vers l’ouest, les navires élancés de la rade de Zazesspur, et revient se poser sur le survivant.
    Elle sourit. "Je trouverai bien."


    Fiona rouvre les yeux. Au loin, l’archipel de Lantan se dessine sous ses yeux, de plus en plus proche. Cette vision la tire de sa rêverie, elle songe aux curiosités exotiques dont doit recéler ces îles mystérieuses et pense à l’avenir. Fiona n’a jamais été de ceux qui ressassent le passé, de toute manière.

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